Le XVIème siècle est fait de craquements, de fractures et de schismes qui divisèrent l’Europe sans doute parce que les pays du Sud subissaient un assoupissement culturel alors que le Nord, protestant, bénéficiait d’un progrès économique accéléré

Le XVIème siècle est fait de craquements, de fractures et de schismes qui divisèrent l’Europe sans doute parce que les pays du Sud subissaient un assoupissement culturel alors que le Nord, protestant, bénéficiait d’un progrès économique accéléré. En effet des pays comme l’Espagne et l’Italie réservaient l’accès aux Ecritures, donc l’alphabétisation, aux élites. « La division de chrétienté occidentale par la Réforme protestante fut probablement l’effet d’un dépassement culturel du Sud par le Nord de l’Europe [1] ». La France, coincée entre ces deux orients, qui écrasera sa minorité réformée, trouvera la force de son développement non pas à l’intérieur mais à l’extérieur de son territoire, jusqu’au XXème siècle.

Cependant même la Réforme, qui prônait un retour au premier temps du christianisme, condamnait la curiosité intellectuelle suivant l’exemple de la Vulgate qui interprétait par un contresens l’exhortation de Paul contre l’orgueil moral. Le contresens fut révélé par Erasme sur les indications de Lorrenzo Valla, mais le malentendu perdura. Les Eglises et les pouvoirs politiques se trouvaient ainsi à l’abri de toute remise en cause. Les sciences en furent aussi victimes puisque Luther condamna Copernic dans ses Propos de table en 1539.

Si la première moitié du siècle est marquée par des échanges entre culture populaire et culture savante, ce qu’illustre un Rabelais, la deuxième moitié voit une reprise en main des populations par les classes dominantes avec le contrôle des groupes marginaux et l’intensification des procès en sorcellerie. Le personnage historique de Faust, astrologue et médecin au savoir hors du commun, qui tirait ses ressources de sa pratique dans les milieux populaires, fut un marginal à qui on refusa les chaires universitaires qu’il demandait. Diabolisé dans les ouvrages comme le Livre de Faust de 1587, objet de spectacles de marionnettes, il deviendra un mythe repris par les plus grands auteurs, symbole de l’homme tentant de se libérer d’un ordre qu’il n’accepte plus. Nostradamus, au contraire, bénéficiera de la protection de Catherine de Médicis qui, férue de sciences occultes, connaissait ses almanachs et le fera venir à Paris après la publication des Centuries. Bien inséré socialement, ce n’est pas le personnage qui atteindra au mythe, mais ses prophéties maintes fois interprétées.

Ce livre sur une partie des Centuries de Nostradamus et non sur leur auteur – je renvoie pour cela à la biographie de Louis Schlosser, « La vie de Nostradamus » - fait partie d’une longue suite d’interprétations. Dans la mesure où la méthode que j’ai conçue produit d’intéressantes coïncidences - on pourra y voir le don de prophétie de Nostradamus ou bien un don du monde jouant avec le hasard d’une manière étonnante -, je la livre au lecteur qui voudra bien s’en faire une idée.

 

La méthode d’interprétation vise à dater une partie des quatrains conservés dans leur continuité et leur succession en leur faisant correspondre une période de temps bien définie.

Parmi les coïncidences que l’on pourra découvrir dans la suite de l’ouvrage, certaines peuvent se comprendre comme de simples prévisions faites par un observateur de phénomènes célestes tel que fut l’astrologue Nostradamus. La prévision de la comète de 1664, qui passa dans le ciel anglais et semblait présager l’épidémie de peste de 1665 ou l’incendie de Londres de 1666 :

 

Au ciel veu feu, courant longue estincelle (quatrain II, 46)

 

ainsi que de l’éclipse du 22 septembre 1968 alors que les superpuissances russe et américaine étaient en pleine course aux armements :

 

Lorsque que Sol par Selin clair perdue (quatrain VI, 58)

 

reste étonnante du fait que les moyens de calcul à la Renaissance ne sont pas comparables à ceux d’aujourd’hui. Plus étonnants sont les quatrains décrivant des événements politiques avec concision et précision ou des phénomènes naturels imprévisibles dans les différentes parties du monde.

Ainsi pour la France, le quatrain I, 17 rappelle un détail concernant les armoiries accordées à Catherine de Médicis par François Ier et qui contenaient un arc en ciel, symbole de la divinité romaine de la paix Iris :

 

Par quarante ans l’Iris n’aparoistra,

Par quarante ans tous les jours sera veu

 

Catherine de Médicis, reine de France en 1547, mourut en 1589 après 42 ans de participation à la vie politique du pays qui connut une alternance de guerres de religions et de trêves plus ou moins longues. La concision du quatrain réside dans l’assimilation de Catherine de Médicis à la paix tant recherchée, la précision à la durée de son règne, à deux ans près !

Autre quatrain qui emploi le terme juste pour le début de la Régence commençant à la mort de Louis XV en 1715, le quatrain III, 15 :

 

Le grand regent sera lors plus contraire

 

D’autres Français illustres paraissent concernés par les quatrains, ainsi le plus célèbre du siècle dernier : le Général de Gaulle.

A « Londres par paix faincte meurtry » (quatrain VI, 22) en 1940, il retrouve le pouvoir en 1958 et procède alors à des changements constitutionnels : « L’estat changé » (quatrain VI, 50). Echappant à des attentats, « comme miracle,/Le Roy sauvé » (quatrain VI, 51), il met fin à la guerre d’Algérie. Les étudiants voudront le voir quitter le pouvoir en 1968, il fera une escapade à Baden Baden dans un but obscur :

 

Chassé du regne loing aspre apparoistra,

                                      Qu’au faict bellique chascun le viendra croire. (quatrain VI, 61)

 

Les Etats-Unis peuvent être reconnus dans différents quatrains. Pays à « l’Occident d’Europe » (quatrain III, 35), devenus à la fin du XXème siècle la seule superpuissance mondiale, « Nompareil regne, puissant & invincible » (quatrain V, 83), ils auront assuré malgré tout à Yalta, avec F.D. Roosevelt réélu en 1944, un paix relative au monde :

 

Un peu après sera nouveau Roy oingt,

          Qui par longtemps pacifiera la terre. (quatrain VI, 24)

 

Des tremblements de terre, phénomènes imprévisibles s’il en est, sont annoncés. Celui du Japon d’octobre 1707 :

 

Au fond d’Asie on dira terre tremble (quatrain III, 3)

 

Ou ceux de mai 1990, en Italie, Soudan et Europe de l’Est :

 

Lors que dans may seront terres tremblées (quatrain VI, 88)

 


La méthode

 

La méthode que j’utilise pour interpréter les Centuries m’a été inspirée par le plan de la « Lettre à Henri second roi de France » reproduite et traduite dans le second tome de « Nostradamus, historien et prophète » de Jean-Charles de Fontbrune. Cette lettre contient en effet deux chronologies bibliques.

J’ai appliqué cette division aux Centuries considérant alors les six premières, se terminant d’ailleurs par le seul quatrain en latin du texte et constituant un bloc homogène de 100 quatrains chacune, et les suivantes dont la septième en particulier est incomplète.

A ces premiers quatrains j’ai fait correspondre une chronologie historique dont la date de début est donnée par Nostradamus dans cette même lettre. Celui-ci, en effet, pose comme point de départ de sa prophétie une date  précise – le 14 mars 1557 : « Toutefois espérant de laisser par escrit les ans, villes, citez, régions où la pluspart adviendra, mesmes de l’année 1585 et de l’année 1606 accomençant depuis le temps présent, qui est le quatorzième de mars, 1557 ». Cette date correspondrait en fait au 14 mars 1558, car à l’époque l’année commençait à la fête de Pâques qui est fixée au dimanche qui suit le 14ème jour de la première lune de mars [2]. La date de fin, 1999 sept mois, est la date donnée en clair au quatrain X, 72 et la plus élevée des Centuries. C’est à dire au mois d’octobre car, je le rappelle l’année commençait à Pâques, généralement au mois de mars, et le septième mois à partir de mars est celui d’octobre. De plus ce mois d’octobre d’une année à éclipse est cité dans l’extrait de la lettre à Henri suivant : « et precedera devant une ecclipse solaire le plus obscur, et le plus tenebreux, que soit esté depuis la création du monde jusques à la mort et passion de Jesus-Christ, et de là jusques icy, et sera au mois d’Octobre que quelque grande translation sera faicte, et telle que l’on cuidra la pesanteur de la terre avoir perdu son naturel mouvement, et estre abismée en perpetuelles ténèbres, seront précédant le point vernal [3] », que je considère comme la description catastrophiste de l’éclipse totale de soleil du 11 août 1999.

Je mets donc en parallèle les 600 premiers quatrains et les 441 années et 8 mois séparant le mars 1558 et octobre 1999, associant à chaque quatrain une durée d’un peu moins d’un an et à chaque Centurie celle de 73 ans 7 mois. Or dans la suite de l’extrait précédemment cité cette même durée est mentionnée : « et s’en ensuyvant après d’extrêmes changements avec pullulation de la neufve Babylone, fille misérable augmentée par l’abomination du premier holocauste, et ne tiendra seulement que septante trois ans sept mois. [4] »

Ce nombre de 441 a un écho chez Maurice Scève (Lyon, vers 1505 - vers 1562), poète lyonnais dont on sait peu de chose sur la vie. Scève se décida, sous la pressions de ses amis Visagier, Bourbon, Dolet etc., à publier son poème intitulé Délie. Il fut imprimé par Sulpice Sabou et parut chez Antoine Constantin. « Il se composait d'un huitain liminaire et de dizains, dont le nombre et la disposition trahissent des préoccupations d'ordre mathématique, architectural et cabalistique. Car, si des 449 dizains nous retranchons les cinq premiers, qui sont une sorte de prélude à l'ouvrage, et les trois derniers qui en sont la conclusion, nous obtenons le nombre 441 ; ce nombre, décomposé en ses facteurs premiers, est égal au produit des carrés des deux nombres impairs 7 et 3. D'autre part, si on additionne les chiffres dont est composé le nombre 441, on obtient le nombre 9 qui est le carré de 3. Pour décorer son livre, Maurice Scève fit graver sur bois cinquante emblèmes qui se rapportent au texte, et que l'on rencontre dans le volume tous les neuf dizains. » (Bertrand Guégan - Introduction aux OEuvres poétiques complètes de Maurice Scève - Garnier).

Les six premières Centuries sont ainsi présentées dans leur continuité, alors que de nombreux interprètes en ont fait une lecture éclatée.

 

Hypothèses de travail

 

- J’ai considéré qu’un quatrain pouvait décrire plusieurs événements s’étant déroulés simultanément, d’une manière indépendante ou non.

- La chronologie exacte n’est pas toujours respectée. Certains « dérapages » de quelques années peuvent intervenir, ainsi pour l’incendie de Londres (II, 51) – 2 ans - , pour l’attentat contre le World Trade Center du 11 septembre 2001, ou pour l’explosion de l’usine AZF à Toulouse le 21 septembre de la même année – 4 ans.

- Certains quatrains concernent manifestement le passé de l’époque de Nostradamus mais se rapportent à un événement futur, par exemple le quatrain I, 86 qui porte sur un épisode de l’histoire romaine antique, la fuite de Clélie, otage laissée au main des Etrusques, mais dont le premier vers – « La grande royne » change le contexte et qui, situé en 1620 par la méthode décrite plus haut, décrit la fuite de Maris de Médicis du château de Blois.

- Les termes Roy, Prince, Monarque prennent le sens de « dirigeants » politiques pour les Etats contemporains qui ne sont pas des monarchies.

- Une partie peut désigner le tout : ainsi par exemple « Coloigne » (Cologne) symbolise l’Allemagne (quatrain V, 94)

 

Les limites de la méthode

 

Comme Isis rassemblant, sauf un, les morceaux dispersés de son mari Osiris à qui la vie lui est à nouveau insufflée, la reconstitution des Centuries à travers la méthode exposée ici reste incomplète. Nostradamus fit d’ailleurs une traduction d’un poème hermétique en langue grecque, « Hiéroglyphes d’Horus Apollon », portant sur le mythe d’Horus né d’Isis et d’Osiris après sa résurrection, à laquelle il ajouta un dizain explicatif commençant par ce vers : « Je suis Isis iadiz royne d’Egypte ».

Certains quatrains n’ont ainsi apparemment aucun rapport avec des événements survenus dans la période de temps de 1558 à 1999. Que ce soit des quatrains purement astrologique (IV, 33),  des quatrains se rapportant à des événements du passé de l’époque de Nostradamus, ou des quatrains très obscurs.

On pourra faire aussi remarquer que la « Lettre à Henry » est insérée dans la deuxième partie de l’édition de 1568 et que la date qui y est mentionnée et d’où Nostradamus fait partir sa prophétie ne concerne que les quatrains supplémentaires de cette partie. Mais je considère cette lettre comme une explication globale et plus précise des Centuries, puisqu’elle contient aussi la mention à la période de 73 ans et 7 mois. La date de départ – 1555 - des 353 premières Centuries publiées la même année donnée dans l’Epître à César serait purement indicative et n’était pas destinée au calcul.

 

La méthode étant exposée, je pourrai prendre pour mon compte la critique faite par Nostradamus dans sa « Lettre à Henry » : « respondra quelqu’un qui auroit bien besoin de soy moucher, la rithme estre autant facile comme l’intelligence du sens est difficile ». Mais les coïncidences produites me font passer outre.

 

Le texte

 

Le texte des Centuries a fait l’objet de plusieurs éditions et corrections dont je ne citerai que les premières. D’abord celle de 1555 qui est constituée de 353 quatrains et qui a été imprimée à Lyon chez Macé Bonhomme ; puis l’éditions de 1558 augmentant la première de 300 quatrains paraissant chez Pierre Rigaud. Enfin en 1566, année de la mort de l’auteur qui envoie trois nouvelles centuries au même Pierre Rigaud.

Le texte dont je me suis servi pour les 353 premiers quatrains est celui de l’exemplaire de l’édition de Macé Bonhomme de 1555 possédé par l’Österreichische Nationalbibliotek de Vienne et proposé par Pierre Brind’Amour dans son ouvrage « Les premières centuries » parues chez Droz en 1996.

Pour les suivantes, je me suis fié au fac-similé de l’édition de 1568 publié par les éditions Michel Chomarat.

 

Une vue d’ensemble des quatrains permet de dire que Nostradamus se rapproche des historiens de son temps par l’intérêt qu’il porte à de multiples sujets : le climat si important pour une France majoritairement rurale ; le commerce et les variations monétaires ; les conflits religieux et politiques. Ainsi faisaient Etienne Pasquier dans ses « Recherches de la France » en 1560, ou La Popelinière dans son « Idées de l’Histoire accomplie » en 1599. « Chez eux, une pratique neuve de l’histoire résulte en partie du projet d’une histoire « nouvelle », « parfaite », « accomplie », visant pour chaque peuple considéré à la compréhension rationnelle de l’ensemble des activités humaines – ce que La Popelinière appelait la représentation du tout [5] ».

 

Orthographe et syntaxe

 

La lecture des quatrains peut être rendue mal aisée par l’orthographe de l’ancien  français pratiqué par Nostradamus. A l’aide de la « Grammaire de la langue française du seizième siècle » de Georges Gougenheim, je préciserai quelques difficultés.

On trouve :

- des participes passés « prins » pour pris, « receu » pour reçu, « veu » pour vu, etc. :

             V, 15    : En navigant captif prins grand pontife

             I, 100   : Long temps au ciel sera veu gris oyseau

             III, 37   : Par feu et sang à mercy peu receu

- des formes verbales particulières : le futur « donra » pour donnera ;

             IV, 32   : Es lieux & temps chair au poisson donra lieu

- des terminaisons en y comme « roy » pour roi, « loy » pour loi, « ouy » pour ouï :

             IV, 43   : Seront ouy au ciel les armes batre

- de persistance de graphie latine « taincte » de « tinctum » pour teinte, « faict » de « factum » pour fait, « isle » de « insula » pour île :

             VI, 98   : Leur grand cité taincte, faict pestilent

             I, 9 :     : Temple Mellites : & proches isles vuides

- des mots tirés du latin et pluriel en « z »: « expoliez » pour « exspoliés », spoliés, dépouillés :

             V, 73    : Et les saints Temples seront expoliez

            

L’ordre des mots peut influer sur l’interprétation. Ainsi le complément d’objet peut être placé avant le sujet et le verbe ou bien entre le sujet et le verbe. Le vers du quatrain I, 35 : « Le lyon jeune le vieux surmontera » veut dire aussi bien « Le jeune lion surmontera le vieux » que « Le vieux surmontera le jeune lion » ; le vers du quatrain I, 87 : « Puis Arethusa rougira nouveau fleuve » signifie « le fleuve fera rougir Aréthuse » [6], car il faut se souvenir de la légende de la nymphe Aréthuse qui fut poursuivie par le dieu du fleuve Alphée.

 

A propos d’Henry

 

Nicolas Machiavel adresse son « Prince » à Laurent le Magnifique en des termes d’humilité appuyés : « Et si parfois Votre Magnificence, du sommet de son élévation tourne les yeux vers la bassesse de ces lieux où je croupis », mais n’approche que de très loin la dédicace à Henry roi de France second, que Nostradamus écrit dans sa lettre : « la déité de votre Majesté immesurée », « singulière Majesté tant humaine », « premier Monarque de l’univers ». Une telle formulation présentant ce personnage d’Henry comme « déité » « tant humaine », homme et Dieu à la fois, indiquerait que Nostradamus s’adresserait plutôt au Christ, au Christ-Roi dont la fête ne sera instituée qu’en 1925, qu’à un roi de France tel qu’Henri II, second devant être pris dans le sens de « favorable » comme le fait Jean-Chales de Fontbrune.

La dignité royale a été reconnue au Christ dès l’origine du Christianisme. Son fondement réside dans l’union de la nature humaine du Christ avec la nature divine, « union que les théologiens nomment « union hypostatique » […] C’est parce qu’il est lui-même Dieu véritable qu’il est essentiellement Roi. Le pouvoir royal, en effet, considéré dans sa racine, le pouvoir de « régire » les hommes, c’est-à-dire de leur donner des ordres, de les juger, de les punir, appartient à Dieu, et n’appartient qu’à lui. […] Ce n’est pas assez dire que la royauté de Dieu est au-dessus de toute royauté, elle est la seule véritable […] « Vous seul, êtes un bon roi » dit au deuxième livre des Macchabées, le grand prêtre Néhémie [7] ».

On peut se demander pourquoi appeler le Christ Henry si ce n’est en raison d’un jeu de mot avec INRI, acronyme placardé sur la croix lors de la crucifixion (Marc 15, 26 et Jean 19, 19-20) signifiant « Iesus Nazarenus Rex Iudaerorum » c’est à dire « Jésus le Nazaréen Roi des Juifs » et proche par la prononciation du prénom Henri. Affirmation de la judaïté du Christ, pour un chrétien comme Nostradamus issu de convertis récents.

 



[1] Emmanuel Todd, « La nouvelle France », Seuil, 1988, p. 43

[2] « L’an 1456 allait du 28 mars 1456 au 17 avril 1457 », note de Claude Thiry dans François Villon, « Poésies complètes », Livre de Poche, 1991

[3] Cité par Jean-Charles de Fontbrune, « Nostradamus, historien et prophète », tome II, Editions du Rocher, 1982, p. 128

[4] ibid.

[5] R. Chartier, introduction à « Le temps de l’histoire », Philippe Ariès, Seuil, 1986, p. 26

[6] Pierre Brind’Amour, « Les premières prophéties », Droz, 1996, p. 170

[7] Dom de Monléon, « Le Christ-Roi », P. Téqui, 1933, p. 12-18

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